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Passons au zéro phyto dans nos jardins et nos communes

Plus de 3000 communes engagées dans la démarche zéro phyto en France, et en ce qui concerne la Loire, 94 communes, 3 communautés de communes, le PNR du Pilat et le Conseil Départemental.

Le contexte réglementaire évolue :

Le 22 juillet 2015, l’Assemblée nationale a adopté la loi de transition énergétique pour la croissance verte qui prévoit la mise en place de l’objectif zéro pesticide dans l’ensemble des espaces publics à compter du 1er janvier 2017 : interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts, et les voiries.
La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel sont, quant à eux, interdits depuis le 1er janvier 2019.
Cette mesure concerne tout particulièrement les jardiniers amateurs et il faut maintenant trouver d’autres solutions pour détruire les adventices, réduire des populations d’insectes ou protéger les plantes de certains champignons….
Les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique peuvent être utilisés.
Source :https://www.ecologique-solidaire.go...

Le contexte réglementaire impose aux collectivités et aux particuliers des changements de pratiques.

La gestion différenciée des espaces est un élément de réponse : cette stratégie consiste à concentrer les interventions des techniciens sur des zones dites « de prestige », lesquelles correspondent aux lieux de fréquentation du plus grand nombre des citoyens. D’autres zones recevront moins d’interventions.
La présence de végétation spontanée au bord des rues, sur les trottoirs et dans les espaces verts va souvent de pair avec ce changement des pratiques d’entretien.
En réduisant l’utilisation de produits chimiques, Saint-Jean-Bonnefonds entre dans une démarche de protection de la santé publique, et pour ses administrés et pour les agents des services techniques. Elle met en œuvre des techniques alternatives : paillages, plantes couvre-sol, désherbage mécanique et à eau chaude, balayage mécanique et manuel…
Alors certes, des herbes spontanées apparaissent, mais ce regain de "sauvage" dans nos rues témoigne d’une meilleure prise en compte de votre santé et de la qualité des eaux qui vous entourent.
Changeons notre regard sur ces plantes sauvages !
Certaines possèdent de réelles qualités : participation à la biodiversité (floristique, faunistique), attractivité pour les auxiliaires, vertus médicinales, amélioration du sol, rôle d’indicateur de la nature du sol… Elles peuvent même être comestibles, telles le pissenlit ou la bourse à pasteur !

Parallèlement, la création de corridors végétaux (haies et bosquets avec des plantes indigènes, vivaces …) ou de structures écologiques particulières comme une mare, un muret de pierres sèches…, favorise les relations entre des êtres vivants et permet de profiter d’une régulation naturelle par des populations d’insectes ou d’acariens ou de champignons.

Laissons donc la part belle aux fleurs pour que la terre ne soit plus agressée par des molécules chimiques.Mais c’est avant tout travailler dans l’urgence de protéger la biodiversité (nos abeilles entre autres), de limiter la pollution des eaux et de l’air, dans un contexte d’évolution climatique, qui doit inciter chacun à se mobiliser fortement pour trouver ses solutions respectueuses de son milieu de vie, sans compromettre la production du potager ou les floraisons grandioses des parterres.
Conserver l’humidité, composter, associer les plantes, alterner les productions sur une même parcelle, varier et mélanger les végétaux, utiliser des ressources locales pour amender, fertiliser, pailler ou comme accessoire d’embellissement, permet de limiter les intrants à condition que la maîtrise de leur usage soit acquise.

Voici quelques principes fondamentaux :

- Agir avant l’installation de la végétation spontanée et des parasites : choisir des plantes adaptées au jardin (sol, climat, luminosité...) ; mélanger les variétés ; aérer les plantations ; pailler les massifs ; adapter la tonte haute…

- Choisir des méthodes alternatives : arracher manuellement les plantes indésirables avec leurs racines dès leur apparition ou utiliser des outils adaptés comme un sarcloir mécanique, une houe, une binette ou un couteau à désherber ; mettre en place des obstacles et des pièges contre les ravageurs : filets pour protéger les cultures des oiseaux, voiles anti-insectes, créer des espaces favorisant la biodiversité et les prédateurs naturels des ravageurs …

La démarche zéro phyto nous oblige à changer notre regard sur l’entretien de nos communes, de nos jardins, à changer nos habitudes dans la pratique de jardinage. Elle apporte la satisfaction de ne pas nuire à notre propre santé et à celle de notre famille ou voisins, à la biodiversité, à la qualité de l’eau, du sol et de l’air. Elle contribue à limiter la consommation d’énergie et le réchauffement climatique. Ces changements d’approche et de pratiques nécessitent des partages de connaissances et des compétences entre pairs, éclairés par des regards d’experts agronomes. Et ces pratiques innovantes et respectueuses du milieu de vie n’auront de sens que si elles sont partagées entre les techniciens, les élus et tous les citoyens.
« Nous sommes tous des jardiniers d’un espace »

Gilles Clément - Comité départemental de Fleurissement – EPLMontravel

La commune est engagée depuis 2013 dans la charte "objectif Zéro Pesticide".
Au même titre que le déneigement, vous pouvez désherber manuellement ou mécaniquement les trottoirs situés le long de votre propriété.
Et aussi :
Pour connaître toutes les astuces de jardinage et alternatives aux pesticides rendez-vous sur la plate-forme des jardiniers amateurs :
www.jardiner-autrement.fr
Ou sur le site de Loire-tourisme, où vous trouverez des bons plans pour éviter les pesticides.