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Le Patrimoine

Le patrimoine architectural

L’église paroissiale

L’Eglise paroissiale hier...

_ L’église paroissiale comporte un chœur aux voûtes romanes du XIIème siècle, avec aménagement renaissance. A l’intérieur, se trouvent un grand bénitier de pierre et un rétable du XVIème siècle. Le dernier agrandissement de l’église date de 1772.

... aujourd’hui

Le château du Bourg

Le château du Bourg, du XIVème siècle, dont l’emplacement se trouvait à proximité de l’église, a été démoli en 1894. Sur le manteau d’une cheminée se lisait cette devise, empruntée au poète latin Horace : " Nulla palescere culpa " : N’avoir à pâlir d’aucune faute.

Le château de Nantas

A un kilomètre au nord-est du Bourg s’élevait le château de Nantas, propriété depuis 1662 des Bernou de Rochetaillée.

Le château de Nantas

Le château fut détruit par un incendie en 1894. Des fouilles entreprises depuis 1966 sur le site de l’hôpital ont permis de retrouver au lieu-dit " les Murs ", les ruines d’un château féodal antérieur au XVème siècle, et qui serait le premier et le plus ancien château de Nantas.

Les recherches permettent d’estimer que ce château féodal antérieur au XVème siécle a lui-même été édifié sur les substructures d’une antique construction militaire romaine " castrum murorum " : d’où la dénomination de " Château des Murs ".

Le château du Fay

A environ trois kilomètres du bourg de Saint-Jean Bonnefonds, sur le versant Nord de la montagne de Nantas, se trouve le quartier du Fay. Le mot Fay vient du mot fayard ou hêtre. Un groupe de maisons dénommé " le château " y occupe une partie de l’emplacement où s’élevait jadis le château féodal et la chapelle du Fay.

Ce château fut un enjeu de la puissance des comtes du Forez sur la région. Etienne Blanc, un bourgeois lyonnais, le reçut en fief du comte du Forez en 1273. Il le fortifia malgré l’accord passé entre le comte du Forez et l’archevêque de Lyon lors du traité de 1173 qui délimitait leurs possessions respectives. Repris en main par le comte du Forez, puis possession royale à partir du XVIème siècle, le château permettait d’entreposer une garnison apte à défendre la frontière avec le Lyonnais et représentait une marche d’accès au Forez.

Le Domaine Poyeton

Le Domaine Poyeton se situe près du Grand-Cimetière. Cette maison appartint, au XVIème siècle, à Jean Baraillon, seigneur de Nantas, conseiller au Présidial de Lyon.
Ferme ancienne, elle comprend trois corps de bâtiments comportant remises et écuries.

Le premier corps de bâtiment date d’environ 1750. Les deuxième et troisième corps de bâtiments sont les plus anciens et constituaient une maison forte.
Au fronton de la porte des vestiges de la chapelle, on peut lire une date : 1100. Dans une niche, au-dessus de l’autel, se trouvait une vierge noire, transportée au XIXème siècle à l’église Saint-pierre de Saint-Chamond et honorée sous le nom de Notre-Dame de Tout pouvoir.

Le patrimoine industriel

La mine

L’extraction du charbon a marqué durablement la vie saint-jeandaire. Elle a longtemps fourni du travail à la population, comme elle a modifié le paysage et le sous-sol de notre commune. Des millions de tonnes de charbon sont extraites par plusieurs générations de mineurs.

L’ancien Puits Lucy

Les gisements les plus importants proviennent des mines de la Chazotte et du Puits Lacroix. A partir des années 60, la production de charbon chute, la dernière tonne de charbon est extraite du fond en 1968. Les friches minières ont été réaménagées, à partir des années 70, en zones artisanales.

Aujourd’hui, seul le terril du Fay rappelle, sous son manteau de verdure, le passé minier de Saint-Jean Bonnefonds.

La passementerie

La rubanerie de la Loire et de l’arrondissement d’Yssingeaux fait tisser de nombreux ateliers familiaux et divise le travail entre les divers façonniers. Le tisseur, souvent appelé passementier, est un petit patron qui reçoit les ordres et les matières premières préparées par un ou plusieurs fabricants. Il travaille " à façon " et se trouve classé ouvrier devant la juridiction prud’hommale.

A Saint-Jean Bonnefonds, une centaine de familles (106 en 1898 et 95 en 1914) travaillaient sur les métiers à tisser qui verront l’électricité arriver en 1904/1905 remplaçant progressivement la force humaine.

La passementerie

En moins d’un demi-siècle, le nombre de passementiers sur la commune chute, on dénombre seulement 11 passementiers en 1958. C’est en 1984 que cesse de fonctionner le dernier métier à tisser.

Aujourd’hui, quelques hautes fenêtres d’habitations témoignent du passé passementier à Saint-Jean Bonnefonds.

La Maison du Passementier permet de faire revivre la vie d’un atelier familial et de garder la trace de ce patrimoine artisanal et industriel.


dernière mise à jour : 30 mai 2007

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